Considérons la tenue de notre couple de danseur , les mouvements et surtout le fameux Giro ..... Il n’y a pas à dire : ils tournent.

Comment n'ont-ils pas le vertige ?

Qu'est-ce que le vertige ? quels sont les mécanismes qui interviennent dans le vertige et surtout comment le Tango peut-il aider à la résolution de certaines crises vertigineuses .

On ne peut pas parler de vertiges sans parler de trouble d’équilibre.

Qu'est-ce que l'équilibre ? Cet objectif incontournable de l'apprentissage du Tango, que les enseignants de Tango appellent : garder son axe.

L'équilibre est savoir se tenir debout, et surtout y rester.

Dans les conditions normales, l'équilibration est assurée par l'action combinée de 3 types d'informations :

Les yeux

L’oreille

Les muscles

(En langage médical : - Labyrinthiques (vestibulaire) - Visuelles - Proprioceptives.....)

- La vision

Elle intervient essentiellement comme élément d'orientation et de déplacement dans l'espace.

L'œil permet de fixer un point de repère essentiel : la position de l'individu par rapport aux objets qui l'entourent. Ces renseignements spatiaux sont exploités pour la posture, l'équilibration et l'orientation. Se tenir debout exige de pouvoir stabiliser l’image de l’environnement sur la rétine et d’avoir la tête stable; c’est le rôle de l’appareil vestibulaire.

- L'oreille interne ou labyrinthe contient les organes qui donnent le sens de l'équilibre, coordonnent les mouvements de la tête et des yeux et les ajustements de la posture du corps.

Les récepteurs de l’équilibre ou récepteurs vestibulaires, au cœur des problèmes de vertiges, informent en permanence le cerveau sur la position exacte de la tête et sur ses déplacements.

Le vestibule, composant de l'oreille interne, renferme les organes sensoriels qui vont capter les messages et les transformer en influx nerveux. Spécialisé dans la détection des accélérations linéaires ou rotatoires de la tête dans l'espace, il participe activement au maintien de l'orientation et à la régulation de l'équilibre statique et dynamique.

Généralement cette sensation de vertige provient des organes vestibulaires de l'oreille interne. La surface interne du vestibule, l’épithélium sensoriel comprend des cellules ciliées qui répondent aux mouvements de la tête transmis à un fluide, l’endolymphe, qui répond aux différentes rotations et, en mouvement, est donc à l’origine de la sensation de « tournis ». Après avoir tourné rapidement, le fluide poursuit son déplacement, ce qui peut entraîner la sensation de vertige.

Ces informations participent en priorité aux réactions d’adaptation qui maintiennent l’équilibre du corps.

- les muscles ou système proprioceptif : Il constitue, par l'intermédiaire des mécano récepteurs superficiels cutanés et profonds muscles tendons et articulations, une voie d'entrée fondamentale de l'équilibration. Parmi les mécano récepteurs cutanés, ceux de la plante des pieds jouent un rôle prépondérant, en indiquant la pression différentielle entre les voûtes plantaires. Ils permettent également de percevoir les irrégularités du sol et d'y adapter les réflexes d'équilibration.

Les mécano récepteurs profonds ostéo-articulaires, articulaires et musculo-tendineux renseignent sur la position et les mouvements des différents segments du corps, sur le degré de tension et de pression subi par les tendons, les muscles et les articulations.

Le rôle des proprio récepteurs de la nuque est particulièrement important: ils fournissent des informations de premier ordre pour la posture et l'équilibration.

Les voies du système proprioceptif transportent vers le tronc cérébral la sensibilité à la tension des muscles et des tendons musculaires. (Les sensibilités inconscientes)

Et nous voilà arrivé à l'organe essentiel dans la compréhension du vertige et dans sa résolution :

LE CERVELET

Cervelet organe nerveux situé en arrière du cerveau dont il est bien distinct, et chargé de la gestion de l'équilibre ainsi que de la coordination des mouvements.

Le cervelet repose sur la base du crâne, dans une loge appelée fosse postérieure. Il est relié au tronc cérébral par les pédoncules cérébelleux par lesquelles passent les voies nerveuses vers le cerveau et vers le tronc cérébral.

La partie centrale, le vermis, est plus spécialisé dans le maintien de l'équilibre du point de vue statique, et les lobes latéraux qui s'y rattachent sur le côté sont en charge de la coordination des mouvements et du maintien de l'équilibre du point de vue dynamique (maintien de l'équilibre au cours des mouvements).

Le cervelet reçoit des informations en provenance des yeux, du vestibule de l'oreille interne qui donne la position de la tête par rapport à la verticale et enregistre les notions d'accélération et de décélération. Il reçoit également des informations du tronc cérébral qui lui indique l'état de certains récepteurs sur les tendons, les muscles et les articulations.

Tout cet ensemble de données est analysé par le cervelet qui donne en temps réel au cerveau un état des lieux du corps dans l'espace, de sa position, et de la façon dont le corps réagit aux contraintes de vitesse et d'accélération des mouvements.

Les ordres moteurs en provenance du cerveau sont modérés en permanence par le cervelet. Si ce dernier n'existait pas, les mouvements seraient anarchiques, saccadés, perturbés par des mouvements incontrôlés. Le cervelet apporte aux mouvements leur coordination et leur fluidité.

Que se passe t›il donc chez nos danseurs et leur vertige ?

Les danseurs, au fil du temps, découplent les réflexes oculaires provoqués par des signaux vestibulaires et réduisent ainsi la sensation de rotation. C’est ce que les chercheurs appellent le découplage perception-réflexe.

D’autre part, la zone du cervelet qui reçoit les signaux en provenance de l'oreille interne est réduite chez les danseurs, suggérant qu’ils utilisent moins leur système vestibulaire, s'appuyant plutôt sur des mouvements coordonnés répétés, appris et coordonnés. Ainsi, le signal allant vers les zones du cerveau responsables de la perception de vertige dans le cortex cérébral est réduit, ce qui rend les danseurs résistants à la sensation de vertige.

Les personnes apprenant le Tango entendent ( ou choisissent de ne pas entendre ) durant le cours les instructions suivantes : " regard , ne regarde pas tes pieds ,regarde un point situé a l’horizontale . Miroir " Garde ta tête fixe , ne change pas la position de la tête , exercices d'étirements musculaires , jambe tendue , c'est le moment de plier légèrement le genou ..exercices d'assouplissement de la nuque, pointe du pied, décontraction du bras ... Musique.. Dynamique ... respiration "

Ces instructions sont loin d'être inutiles.

Les enseignants peuvent savoir ,ou ne pas savoir, ce que ces exercices entrainent au niveau postural et cérébral . Là n›est pas la question. Le fait est qu'un entrainement bien fait, initie au bout de 20 mn , un début de modification des connexions nerveuses et libération de neurotransmetteurs spécifiques ( et nous revoilà plongé au sein de la plasticité cérébrale ) .

La répétition de ces exercices " fixe " les modifications initiées. Le but en ce qui concerne la Tango thérapie et les sensations vertigineuses

En ce qui concerne la sensation vertigineuse , les IRM ont mis en évidence que la zone du cervelet recevant les signaux de l’oreille interne est réduite chez le danseur ( par rapport à la même zone du cervelet de toute autre personne ) .

La répétition de mouvements bien effectuées jouant sur le tonus postural , la vision l›oreille interne réduisant la zone " vertige " du cervelet .

Ce type d’information " réduite " est ensuite envoyé vers le cortex cérébral qui entraine à son tour des modifications de posture .... et autres.... et la boucle est lancée.

Ceci est un point qui mérite d'être développé en thérapie , les danseurs de Tango ne se rendent pas réellement compte de la diminution de leur vertige ou de leur résistance au vertige , mais ils se rendent compte ( ou leur entourage se rend compte pour eux ) de la modification de leur posture .

Et nous revoilà encore une fois à parler de la magie du Tango !!!!

Tangoterapia, equilibrio y vertigos.

Consideremos la postura de nuestra pareja de bailarín, los movimientos y sobre todo el famoso Giro (molinete)... esono se puede negar : giran.

¿Cómo no tienen el vértigo?

¿Qué el vértigo? ¿Cuáles son los mecanismos que intervienen en el vértigo, y sobre todo cómo el Tango puede ayudar a la resolución de algunas crisis de vértigo?

No podemos hablar de vértigos sin hablar de alteración de equilibrio.

¿Qué el equilibrio? Este objetivo indispensable del aprendizaje del Tango, que los profesores de Tango llaman: " mantener su eje»

El equilibrio es saber tenerse en pie, y sobre todo mantenerlo

En las condiciones normales, el equilibrio es asegurado por la acción combinada de 3 tipos de informaciones que vienen de:

Los ojos

El oído

Los músculos

- La vista:

Esencialmente interviene como elemento de orientación y de desplazamiento en el espacio.

El ojo permite fijar un punto de referencia esencial: la posición del individuo con relación a los objetos que lo rodean. Estas informaciones espaciales son explotadas para la postura, el equilibrio y la orientación.  

Tenerse en pie exige poder estabilizar la imagen del medio ambiente sobre la retina y de tener la cabeza estable; es la función del sistema vestibular.

- El oído interno o el laberinto: Contiene los órganos que dan el sentido del equilibrio, coordinan los movimientos de la cabeza y de los ojos y los ajustes de la postura del cuerpo. Constituido por el oído interno, las vías nerviosas y los centros cerebrales especializados, Inicia reflejos de contra rotación ocular que estabilizan la imagen visual en todos los movimientos y posiciones de la cabeza por conexiones específicas con los músculos óculo motores. Los receptores del equilibrio o los receptores vestibulares, en el centro de los problemas de vértigos, informan sin interrupción el cerebro sobre la posición exacta de la cabeza y sobre sus desplazamientos.

El vestíbulo, componente del oído interno, contenga los órganos sensoriales que van a captar los mensajes y transformarlos en influjo nervioso. Especializado en la detección de las aceleraciones lineales o rotatorias de la cabeza en el espacio, participa activamente en el mantenimiento de la orientación y en la regulación del equilibrio estático y dinámico.

Generalmente esta sensación de vértigo proviene de los órganos vestibulares del oído interno.

La superficie interna del vestíbulo, el epitelio sensorial se compone decélulas ciliadas, que reaccionana los movimientos de la cabeza, le transmiten a un fluido, el endolymphe, y el también reacciona a las diferentes rotaciones y movimiento. Después de girar rápidamente, el fluido persigue su desplazamiento, lo que puede provocar la sensación de vértigo.

Estas informaciones participan en prioridad en las reacciones de adaptación que mantienen el equilibrio del cuerpo.

- Los músculos o el sistema proprioceptif: Constituye, a través de los (mecánicos) receptores superficiales cutáneos y profundos musculas tendones y articulaciones, una vía de entrada fundamental del equilibrio.

De los (mecánicos) receptores cutáneos, los de la planta de los pies desempeñan una función preponderante, indicando la presión diferencial entre las arcos plantares. También permiten percibir las irregularidades del suelo y adaptar los reflejos de equilibrio.

Los receptores profundos ostéo-articulares, articulares y musculo-tendinosos informan sobre la posición y los movimientos de los diferentes segmentos del cuerpo, sobre el grado de tensión y de presión sufrido por los tendones, los músculos y las articulaciones.

La función de los receptores de la nuca es particularmente importante para interpretar las informaciones sobre la postura y el equilibrio del cuerpo. Las vías del sistema proprioceptif transportan hacia el tronco cerebral la sensibilidad a la tensión de los músculos y de los tendones musculares. (Las sensibilidades inconscientes)

Y, aquí, llegado al órgano esencial en la comprensión del vértigo y en su resolución:

EL CEREBELO

El cerebelo órgano nervioso situado detrás del cerebro del cual es muy distinto, y encargada de la gestión del equilibrio y también de la coordinación de los movimientos.

El cerebelo estáen la base del cráneo, es unido al tronco cerebral por los pedúnculos cerebelosos por los cuales pasan las vías nerviosas hacia el cerebro y hacia el tronco cerebral. La parte central, el vermis, es más especializado en el mantenimiento del equilibrio del punto de vista estático, y los lóbulos laterales están encargados de la coordinación de los movimientos y del mantenimiento del equilibrio en el curso de los movimientos.

El cerebelo recibe informaciones que vienen de los ojos, del vestíbulo de la oreja interna que da la posición de la cabeza, con relación a la vertical y registra las nociones de aceleración y de desaceleración También recibe informaciones del tronco cerebral.

La totalidad de los datos es analizada por el cerebelo que da en tiempo real al cerebro un estado de los lugares del cuerpo en el espacio, de su posición, y del modo en el cual el cuerpo reacciona a las limitaciones de velocidad y de aceleración de los movimientos.

Las órdenes motores que vienen del cerebro son moderadas sin interrupción por el cerebelo .Si este último no exista, los movimientos serían anárquicos e incontrolados El cerebelo aporta a los movimientos su coordinación y su fluidez

¿Qué está pasando con nuestros bailarines y su vértigo?

Nuestra pareja se acerca y se abraza.
Los mécano receptores de los arcos de los pies van inmediatamente a registrar el estado del suelo.  

Las diferencias de presiones entre los puntos de apoyo del pie (bailarina sobre los metatarsos la mayor parte del tiempo) las irregularidades del suelo, su inclinación.

Los receptores van (después de una ida y vuelta al nivel del cerebro vías nerviosas aferentes y eferentes) adaptar la r presión la tensión de los músculos tendones y buena posición de las articulaciones .El cerebelo va rapidamente manejar al equilibrio y la coordinación de los movimientos de los bailarines durante los movimientos de rotación del baile. Los ojos van inmediatamente a girar en la dirección inversa de la cabeza (nystagmus fisiológico), el endolymphe situado en el vestíbulo va a continuar sus movimientos de ida y vuelta responsables del vértigo. El cerebro acelera su zona de recepción "señal vértigo".

Y somos presa de este malestar muy poco agradable que nos obliga a pararnos.
Pero no con todos bailarines.
Los bailarines, con el tiempo, van a modificar los reflejos oculares provocados por señales vestibulares y así van a reducir  la sensación de rotación.  

Por otra parte, la zona del cerebelo que recibe las señales procedente de la oreja interna es menora en los bailarines, sugiriendo que utilizan menos su sistema vestibular apoyándose sobre movimientos coordinados repetidos, enterados y integrados. Así, la señal que va hacia las zonas del cerebro responsables de la percepción de vértigo en la corteza cerebral es reducida, lo que hace los bailarines son resistentes a la sensación de vértigo.

Los alumnos de Tango oyen ( o dicen no oír ) durante las clases las siguientes instrucciones :"Mirada, no mira tus pies, mira un punto situado en el horizonte....Espejo cabeza fija, no cambies la posición de la cabeza ,ejercicios de estiramientos musculares, pierna recta, es el momento de inclinar un poco la rodilla ejercicios de flexibilización de la nuca, la puntilla, el relajamiento del brazo... Música... Dinámica...

Su maestro esta lejos de ser un sádico y estas instrucciones estan lejos de ser inútiles.
Los maestros pueden saber, o no saber, lo que estos ejercicios producen al nivel postural y cerebral. Ese no es el punto. El hecho es que un entrenamiento bien hecho, inicia después de 20 minutos, un inicio de modificación de las conexiones nerviosas y la liberación de neurotransmisores específicos (Y aquí estamos de nuevo hablando de la plasticidad cerebral !!!).  

LA repetición de estos ejercicios "fija" las modificaciones iniciadas Es el objetivo de la Tango terapia y de las sensaciones vertiginosas. En relación con las sensaciónes vertiginosas, los IRM confirman que la zona del cerebelo que recibía las señales de la oreja interna es reducida en el cerebelo del bailarín (en comparación con la misma zona del cerebelo de otras personas).

La repetición de movimientos bien hechos jugando sobre el tono postural, la visión y la oreja interna reducen la zona "vértigo" del cerebelo. Este tipo de información "reducida" luego será enviado hacia la corteza cerebral que provocara a su vuelta de las modificaciones de postura y otras y el círculo se cierra.  

Esto es un punto que merece que ser desarrollado en terapia .Los bailarines de Tango realmente no se dan cuenta de la disminución de su vértigo: o de su resistencia al vértigo, pero se dan cuenta (o sus familiares se dan cuenta para ellos) de la modificación de su postura.

¡Y volvemos aquí a hablar de la magia del Tango! ¡! ¡! ¡!!